Dimanche 11 août 2013 - La liberté face au pouvoir

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Introduction

Pendant les dimanches du mois d’août, nous sommes en train de suivre une série de 4 prédications thématiques, qui vont porter sur LA VIE NOUVELLE offerte par Dieu à ceux qui croient et veulent vivre une vie attachée à Lui. Nous voyons cela à partir de 4 thèmes très concrets : la conversion de la pensée -que nous avons déjà vu la semaine dernière- la liberté face au pouvoir, la liberté face à la sexualité et enfin la liberté face à l’argent.

Mais premièrement, pourquoi une vie nouvelle ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’est-ce qui doit changer dans ma vie ? Quelle est cette VIE NOUVELLE ?

  1. Qu’est-ce que la VIE NOUVELLE ?

 

Il y a une émission à la télé, je ne sais pas si vous l’avez vu, qui propose aux personnes un changement de vie radical. Ce changement passe par un régime spectaculaire et un entrainement rude qui va nous permettre de perdre ces kilos que nous avons en trop, restyliser notre figure, et comme ça notre vie ira mieux. Donc, pour ces émissions, la VIE NOUVELLE passe d’abord par le physique. Un nouveau corps pour une nouvelle vie. Quelque part, ce n’est pas faux. Un corps en meilleur forme peut aider à améliorer notre vie. Mais, même s’il est vrai qu’être physiquement en bonne santé est important, lorsque la Bible nous parle de vie nouvelle, il ne s’agit pas uniquement d’un nouveau physique.

Une autre façon d’acquérir une vie nouvelle pourrait passer par le loto. Si je gagne au loto, alors je pourrais avoir cette vie nouvelle que j’aimerai tellement avoir : j’achèterai une nouvelle maison, une nouvelle voiture, j’arrêterai de travailler, j’aurais un nouveau train de vie… Et cela arrive. Ils sont rares, mais il y a des gens qui gagnent au loto et qui transforment leur vie de cette façon. Mais les statistiques disent qu’au moins 1/3 de ces gens finissent en crise. Certes l’argent est important pour vivre, il peut même nous donner une VIE NOUVELLE. Mais lorsque la Bible nous parle d’une vie nouvelle, il ne s’agit pas non plus d’argent.

Mais alors, quelle est cette VIE NOUVELLE ? Ce que dit la Bible, c’est que cette vie nouvelle nous est une vie spirituelle et qu’elle est accessible à travers le sacrifice de Jésus. Cette vie nouvelle, spirituelle, commence à l’intérieur de nous, en transformant nos cœurs.

Le prophète Ezéchiel, que l’on trouve dans la Bible dans la partie de l’Ancien Testament, la première partie, déjà transmet les paroles de ce qui va arriver avec la venue de Jésus :

Ezé_36:26  Je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j'ôterai de votre corps le coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair.

La vie nouvelle dont les chrétiens parlent n’est pas un changement radical de ton environnement, ta maison, ton travail ou même de ton corps… C’est un changement radical de ton cœur. C’est par la connaissance de l’amour de Jésus que nos cœurs sont transformés, de cœurs de pierre, en cœurs de chair. Et comment faire cela ? Tout simplement en reconnaissant devant Dieu que nous sommes pécheurs et en acceptant le pardon de Dieu. Quand nous faisons cela, la Bible nous dit que nous recevons une identité nouvelle.

Pourquoi pécheurs ? Pourquoi pardonnés ?

Reconnaître que nous sommes pécheurs c’est reconnaitre que nous avons besoin de Dieu. Il s’agit de reconnaitre notre incapacité à être parfaits devant Dieu. Ce n’est pas dans un but de condamnation. Bien au contraire. Savoir que nous sommes pécheurs nous aide à être des personnes humbles, et à ne pas nous croire meilleurs que les autres ou avoir la grosse tête comme on dit.

Accepter le pardon de Dieu, c’est le pas suivant. Il ne s’agit pas seulement de reconnaitre que nous sommes pécheurs, il y a une décision à prendre : accepter d’être pardonnés par Dieu. Ce pardon est gratuit, nous n’avons qu’à le demander à Dieu, en priant. Et en faisant ce pas, nous acceptons de remettre toute notre vie dans les mains de Dieu, et de le suivre. Reconnaître que nous sommes pardonnés nous aide à être des personnes reconnaissantes, et donc joyeuses.

Cette nouvelle identité que nous recevons par la foi et le pardon en Jésus Christ change notre vie :

Nous n’avons plus besoin de nous battre pour donner un sens à notre vie. Le sens de notre vie nous est donné.

Nous n’avons plus besoin de nous épuiser à justifier notre vie sur terre. Nous sommes justifiés par Dieu.

Nous n’avons plus besoin de courir derrière la réussite, la fortune ou la vaine gloire pour montrer notre importance. Nous sommes aimés par Dieu.

Mais, cette identité nouvelle que nous obtenons de la part de Dieu, ne veut pas dire pour autant que ça y est, nous avons atteint le but, nous sommes parfaits. Tout au long de notre vie, nous devons continuer à travailler sur nous-mêmes, mais avec l’aide de Dieu et du Saint Esprit, pour continuer à avancer.

Dimanche dernier nous avons vu que pour marcher vers cette vie nouvelle, une des clés étaient nos pensées. Nous avons parlé du champ de bataille de la pensée. Des fois, notre pensée est un véritable champ de bataille. Il y a des bonnes et des mauvaises pensées qui viennent à nous, c’est normal. Mais ce que la Bible nous dit, c’est que nous devons en premier lieu identifier ces mauvaises pensées. Si on a des mauvaises pensées qui nous traversent l’esprit, nous dire « attention, cette pensée n’est pas bonne ». Pour cela, notre conscience et notre moral nous aident, mais nous devons aussi connaitre la Bible, la Parole de Dieu, pour savoir discerner ce qui est bien de ce qui est mal.

Et puis, deuxièmement, nous avions lu un passage qui se trouve dans 2 Corinthiens 10 verset 5 qui nous dit : « nous faisons prisonnière toute pensée pour l’amener à obéir au Christ. » 2 Corinthiens 10 : 5

Que veut dire faire prisonnières nos pensées ? Je pense que c’est une image qui signifie tout simplement « évaluer nos pensées devant Jésus ». Sont-elles bonnes ou pas ? Et à partir de là, les garder ou pas.

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Ça c’était dimanche dernier. Mais aujourd’hui je voudrais vous parler d’un autre piège qui nous empêche de vivre une vie nouvelle et nous fait retomber dans notre « ancienne vie » : c’est la volonté de pouvoir. Nous devons travailler notre personne pour nous libérer de ce désir pernicieux de pouvoir.

Au tout début du récit biblique, la stratégie du serpent pour faire tomber Adam et Eve consistait à susciter leur soif de pouvoir : Dieu sait que le jour où vous mangerez du fruit… vous serez comme des dieux.

En fin psychologue, le serpent savait qu’en proposant à l’humain de devenir Dieu, il rejoint un rêve de domination profondément ancré en lui.

Dans le Nouveau Testament, le pouvoir fait partie des tentations que le diable propose à Jésus. Il lui montre tous les Royaumes du monde avec leur gloire et dit à Jésus : Je te donnerai tout cela si tu tombes à mes pieds pour te prosterner devant moi. Et dans l’Apocalypse, on voit comment les humains adorent le pouvoir : On se prosterna devant le dragon, parce qu’il avait donné le pouvoir à la bête ; on se prosterna devant la bête, en disant : qui est semblable à la bête et qui peut lui faire la guerre ?

La recherche du pouvoir, qui correspond au désir de domination, est un des moteurs les plus puissants du comportement humain. Face à ce désir Jésus à complètement renversé la perspective. Le jour où les disciples se sont disputés pour savoir qui était le plus grand, il leur a dit : Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous.

On voit dans ce petit passage de Marc 9 : 34 et 35 que cette recherche de pouvoir peut aussi se trouver parmi les disciples de Jésus. Qui sera le plus grand au Ciel ? Qui s’assoira à la droite de Jésus ?

N’est-ce pas une tentation pour nous aussi ? Être le premier. Nous faire entendre plus que les autres, gagner sa place, être protagonistes. Je pense que même chez les chrétiens, celui-ci est un aspect que nous devons encore beaucoup travailler.  C’est le grand point faible de toute société humaine : la recherche du pouvoir. Dans toutes les sociétés humaines, la question du pouvoir revient et elle est à l’origine des disputes et des guerres.

Cet enseignement de Jésus est vraiment à garder précieusement en nous : Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous.

Dans ce petit enseignement de Jésus, on voit deux défis, « être le dernier de tous » et être le « serviteur de tous ». Je pense que le premier est une question d’attitude, et le deuxième une question d’action, et je vais exposer cela.

Premièrement, être le dernier de tous.

Qui d’entre vous aime arriver en dernier dans une course ? Ou qui aime voir son équipe de foot arriver en dernier au classement ? Ou son pilote préféré arriver en dernier à la ligne d’arrivée ? Quand nous sommes dans une compétition, nous parlons du premier, du vainqueur, et du dernier, le perdant. Mais dans l’église nous ne sommes pas dans une compétition. Ou au moins, nous ne devrions pas l’être. Nous devons être dans l’amour. Et je pense que premièrement, être dernier c’est une question d’attitude.

Il s’agit, comme fait une bonne mère avec ses enfants, de penser à soi en dernier. Ne pas se dire, il faut que mes désirs passent devant ceux des autres, mais savoir écouter et céder. Donc, être le dernier ce n’est pas dans ce qu’on fait, ce n’est pas faire exprès d’arriver en dernier et laisser gagner les autres, ce serait bête, mais c’est avoir cette attitude de penser aux autres en premier.

Paul ira jusqu’à dire aux Philippiens : que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.

Avons-nous ce regard envers les autres ?

Et après, il s’agit d’être le serviteur de tous. Il faut bouger. Pour être un serviteur, il faut être bon dans ce qu’on fait. La Bible parle du bon et du mauvais serviteur. Le bon serviteur est intelligent, il sait placer son argent. « Il gère » comme on dit. Donc être le serviteur de tous, c’est aussi être bon dans ce qu’on fait, excellent, mais pas dans un esprit de compétition. Dans un esprit de service.

Mais, comment faire cela ? Comment arriver à être en même temps humble et serviteur ?

Antoine Nouis, dans un commentaire de ce passage dit :

Être libre, c’est être suffisamment construit intérieurement pour déposer sa soif de pouvoir. Antoine Nouis

Être construit intérieurement : Nous devons être construits intérieurement. Qu’est-ce que cela signifie ? Eh bien je pense que l’image de la construction est bonne. Il faut qu’on pose les bons fondements dans notre vie et qu’on y aille petit à petit. La construction d’une maison solide ne se fait pas en un jour. C’est petit à petit que les travaux avancent, jusqu’à ce que finalement la maison est finie. Ça prend du temps. Mais, il faut avoir la volonté de grandir, de s’améliorer, de changer, et être persévérant. Avancer chaque jour petit à petit. Et si une cloison a été mal mise, avec les câbles électriques coincés derrière, et bien des fois il faut démonter pour pouvoir reconstruire.

Comment est-ce qu’on se construit intérieurement ? Ce n’est pas par une prédication. Ça peut aider, nous faire réfléchir… Mais c’est à travers des choix qu’on fait dans notre vie, dans les différentes situations qui se présentent à nous. Et qu’est-ce qui nous permet de faire les bons choix ? Je crois sincèrement que c’est par la méditation de la Bible, en réfléchissant, en pensant, en priant, et en demandant à Jésus de venir nous aider.

Il y a certaines personnes dans la vie qui ont été des référents pour moi. Des gens très bien et très capables. Même s’ils sont très différents, ils ont tous une qualité qu’ils partagent : et c’est qu’on voit l’humilité chez eux. Il faut être suffisamment construit intérieurement pour déposer sa soif de pouvoir.

Et pour finir, je voudrais vous passer une petite vidéo qui va m’aider à parler du troisième point de ma prédication ? Le pouvoir est-il mauvais ? A qui donner le pouvoir ?

Cette vidéo est un extrait d’un de mes films préférés : Gladiateur.

Passer film Gladiateur : 26 : 12 à 27: 10

Platon a dit : Surtout, ne donnez pas le pouvoir à celui qui le veut.  

C’est pour ça que j’aime beaucoup cette scène du film quand César propose à Maximus de devenir le prochain empereur de Rome, et lui il refuse. La réplique de César est : « C’est justement pour ça que ça doit être toi ». Maximus n’est pas dans la recherche avide du pouvoir et c’est cela qui le qualifie pour l’avoir. Mais, on lui demande d’accepter un poste de responsabilité, et c’est un sacrifice pour lui, mais des fois il faut l’accepter. Il met des excuses, il pense que d’autres sont plus qualifiés que lui, mais l’empereur sait que ça doit être lui.

Le pouvoir n’est pas mauvais. Dans ce passage que nous avons lu, Jésus ne condamne pas le fait de vouloir rechercher le pouvoir ou le fait de vouloir être grands. Mais il explique, que celui qui veut être grands parmi les autres, il faut qu’il le devienne par l’humilité et par le service.

Avoir une position de responsabilité, que ce soit dans l’église, ou dans le travail, c’est une bonne chose. Il ne faut pas se dire « c’est parce que je veux rester humble que ne n’accepte pas tel ou tel poste ». Non. On a besoin de personnes capables d’être en haut et de diriger. Jésus, en même temps que serviteur, a de l’autorité. Mais ceux qui ont cette responsabilité doivent l’exercer avec bienveillance envers ceux qui sont sous sa responsabilité, et être bien construits intérieurement pour ne pas laisser que le pouvoir leur monte à la tête. Donc, je vous encourage à rechercher la responsabilité, dans l’église et aussi dans votre travail. C’est quelque chose de bon.

Pour finir, je voudrais juste rappeler cette autre phrase de Jésus qui dit : dans le Royaume de Dieu, les premiers seront les derniers, et les derniers seront les premiers.


Cherchons à être premiers dans le Royaume de Dieu.