Dimanche 18 août 2013 - La liberté face à la sexualité

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Introduction

         Aujourd’hui nous allons continuer notre série du mois d’août intitulée « La vie nouvelle » pour parler d’un sujet bien particulier : la liberté face à la sexualité. La sexualité est une partie importante de la vie des hommes et des femmes, et la Bible en parle ouvertement. Je veux tout de suite commencer par dire que la sexualité est bonne aux yeux de Dieu, c’est lui-même qui l’a créée pour que nous en profitions au maximum. Mais, connaissant les risques et les dérives que peut avoir la sexualité incontrôlée, Dieu y a établit un cadre : le mariage.

         Mais avant de continuer, je voudrais revenir en arrière et parler de notre série du mois d’août intitulée « la vie nouvelle ». La vie nouvelle, qu’est ce que la vie nouvelle ? Pourquoi avons-nous besoin d’une vie nouvelle ? Souvent on voit des annonces à la télé qui nous disent d’acheter tel ou tel produit, qui littéralement, changera notre vie. Dans le temps, c’était la machine à laver, le four micro-ondes ou la voiture. Et c’est vrai que cela a changé la façon de vivre de nos parents et grands-parents. Et aujourd’hui c’est pareil : les smartphones, les nouveaux robots aspirateurs qui vont tous seuls -ma sœur en a un et c’est vrai que c’est très pratique- ou encore, la télé par internet, où on peut choisir directement le film qu’on veut voir. Toutes ces choses, il est vrai, changent notre vie, la font peut-être plus simple, meilleure en quelque sorte. Mais ce n’est pas dans ce sens que la Bible parle de vie nouvelle.

         D’autres choses qui peuvent changer notre vie. La semaine dernière, pour ceux qui étaient là, on avait parlé d’autres façons de trouver une nouvelle vie : en améliorant notre forme physique par de l’exercice et du régime par exemple. Être en meilleure santé peut changer notre vie. Ou encore, on avait parlé de gagner au loto. Alors là il s’agit d’un changement de vie radical : ceux qui on la chance peu commune de gagner au loto peuvent vraiment démarrer une nouvelle vie : arrêter de travailler, s’acheter une nouvelle maison, une plus grosse voiture… Même si l’expérience montre que ces personnes ne sont pas toujours plus heureuses qu’avant, des fois elles le sont même moins. Voilà différentes façons de changer de vie, de théoriquement améliorer notre vie.

         Mais lorsque Jésus a disait à ses disciples, et en particulier à Nicodème, qu’une nouvelle vie était possible, il ne parlait ni du progrès technologique, ni de l’amélioration de notre forme physique, ni même de l’argent. Jésus proposait à Nicodème, et nous propose à chacun de nous encore aujourd’hui, quelque chose de bien plus nouveau, profond et intense : il nous propose d’avoir une nouvelle vie spirituelle. D’avoir une vie intérieure avec Jésus Christ.

         Peut-être il y a des personnes qui ont déjà une vie spirituelle, mais qui n’est pas tournée vers le vrai Dieu. Dieu veut vous faire découvrir une nouvelle vie spirituelle avec lui. Et pour d’autres, peut-être que vous n’avez jamais soupçonné qu’il était possible d’avoir une vie spirituelle. Alors, vous pouvez découvrir ce que c’est que d’avoir une vie intérieure avec Jésus.

         En utilisant les propres paroles de Jésus, nous devons « naître de nouveau ». Comment faire cela ? La Bible nous dit qu’il suffit tout simplement de reconnaitre que nous avons besoin de Dieu parce que nous sommes pécheurs, et accepter son pardon. Attention, ça a l’air facile, mais ce n’est pas si facile. Accepter que nous avons besoin de Dieu c’est reconnaitre que nous ne sommes pas aussi intelligents que nous le croyons. Pas aussi bien, pas aussi capables, pas aussi parfaits. C’est parfois difficile d’accepter qu’on a besoin de l’aide d’un autre, c’est aussi un peu une question d’orgueil. Mais lorsque nous acceptons de recevoir l’aide de Dieu dans notre vie, nous vivons une vraie transformation de tout notre être :

Nous n’avons plus besoin de nous battre pour donner un sens à notre vie. Le sens de notre vie nous est donné.

Nous n’avons plus besoin de nous épuiser à justifier notre vie sur terre. Nous sommes justifiés par Dieu.

Nous n’avons plus besoin de courir derrière la réussite, la fortune ou la vaine gloire pour montrer notre importance. Nous sommes aimés par Dieu.

Nous découvrons une vie nouvelle, une vie spirituelle, une vie intérieure et personnelle avec Jésus.

Mais, même quand nous découvrons Dieu dans notre vie, toutes les choses ne deviennent pas faciles d’un coup. Nous avons aussi besoin d’apprendre à vivre chaque jour notre chemin avec Dieu. C’est en partie pour ça que nous avons la Bible, qui est décrite dans les psaumes comme « une lampe à mes pieds », une lampe qui éclaire mon chemin. (Psaume 119 :105)

         Et donc, dans cette série de prédications du mois d’août j’essaye de voir avec vous quelques principes qui vont nous aider, je l’espère, à marcher et à éclairer notre chemin. C’est pour ça que le premier dimanche d’août nous avons parlé de la conversion de notre pensée. Nous disions que parfois notre tête peut être un véritable champ de bataille, avec des bonnes et des mauvaises pensées qui s’affrontent constamment. Nous avions parlé de l’importance de savoir repérer ces pensées, et de les amener « captives à Jésus Christ » comme dit Paul dans sa deuxième épitre aux corinthiens chapitre 10. Cette puissante image nous parle de déposer devant Dieu nos mauvaises pensées, pour ne pas laisser qu’elles tournent dans nos têtes trop longtemps.

         Dimanche dernier, nous avions parlé de la liberté face au pouvoir. Nous avions vu que, depuis Adam et Eve, les hommes sont tentés par le pouvoir. De la même façon que le serpent leur à chuchoté à l’oreille qu’ils pourraient devenir des dieux s’ils mangeaient du fruit de l’arbre, nous sommes nous aussi parfois tentés d’entrer dans des luttes de pouvoir, de reconnaissance, de contrôle, de vouloir être entendus par-dessus des autres, de vouloir être les premiers. Et nous avions vu comment Jésus a renversé radicalement tout cela quand il a dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous »

         Nous avions aussi vu que pour déposer notre soif de pouvoir, nous devons être des personnes bien construites intérieurement. Pour cela, nous pouvons demander de l’aide à Dieu. Et finalement, nous avions dit aussi qu’être dans un poste de responsabilité est quelque chose de bon. Des fois, il faut oser prendre des responsabilités. Mais, nous ne devons pas chercher une responsabilité pour le pouvoir ou l’image que celle-ci nous donne, sinon uniquement pour servir Dieu et aider les autres.

         Voilà un peu le résumé très bref des prédications des deux derniers dimanche. Si vous voulez les écouter d’ailleurs, elles sont disponibles sur le site internet de l’église : www.epb79.fr

         Mais voilà, après cette longue introduction je voudrais entrer dans le thème d’aujourd’hui qui s’intitule : la liberté face à la sexualité. Pour pouvoir vivre cette vie nouvelle avec Christ, une des clés est de savoir dominer notre sexualité, au lieu de nous laisser dominer par elle. C’est pour cela que je veux parler de la liberté face à la sexualité.

En premier lieu : 

1. la sexualité est crée par Dieu, elle est donc bonne.

 

La Bible a un point de vue très positif par rapport à la sexualité. Elle est déjà évoquée au tout début de la Genèse, au chapitre 3 : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair ». L’amour sexuel ici demande premièrement de quitter son père et sa mère, donc, d’arriver au stade adulte et indépendant, pour s’attacher alors à sa femme, ou son homme, et devenir une seule chair. « Devenir une seule chair » n’est pas un acte isolé qui a lieu de façon spontanée, guidée uniquement par le désir. C’est plutôt l’étape ultime d’un processus de maturité de l’homme et de la femme, qui ne sont plus des enfants, mais des personnes adultes, et qui d’un commun accord décident de préparer un avenir ensemble, dans le cadre du mariage. Donc, quand ils « deviennent une seule chair », c’est l’étape finale, le joyau de la couronne, la culmination du couple.

Devenir une seule chair est aussi quelque chose de spirituel. Dans le judaïsme, la nuit du sabbat, nuit sainte par excellence, l’homme doit s’approcher de son épouse, sauf impossibilité rituelle. Il accomplit ainsi le commandement de l’amour qui se réalise dans l’union corporelle et spirituelle des conjoints. Comme le dit le rabbin Emmanuel Chouchena : Quand l’homme s’unit à sa femme dans l’esprit de sainteté, ils rencontrent Dieu.

La Bible dédie un livre entier à l’amour sexuel. C’est le livre des Cantiques des Cantiques, qu’on pourrait même oser qualifier d’érotique. On voit donc que la Bible a un point de vue très positif par rapport à la sexualité. Celle-ci est crée par Dieu et donc, bonne.

Deux aspects de la sexualité : la nudité et le don

La nudité. La nudité fait partie de la sexualité. Être nu devant l’autre, c’est être complètement soi-même devant l’autre. Une fois on atteint ce stade, il n’y en a plus d’autre après. Ça y est, nous nous sommes montrés nous-mêmes complètement à l’autre, et lui à nous. Il n’y a pas plus à découvrir, que ça. Tout y est.

Être nu, c’est donc être totalement vrai devant l’autre, sans tabous, sans masques, sans barrières. C’est aussi être fragile et donc vulnérable.

Dans le couple, nous devons vivre aussi cette nudité pas uniquement de façon physique mais aussi relationnelle. Sinon, nous sommes dans une asymétrie.

C’est une question de confiance. Si nous avons perdu la confiance dans notre conjoint, nous vivons une relation asymétrique. Même si nous pouvons avoir une nudité physique, il nous manque la nudité relationnelle, émotionnelle, intellectuelle, spirituelle… qui, selon la Bible, accompagne forcément dans une relation saine. Des fois, il se peut que nous perdions cette confiance dans notre conjoint. Peut-être que nous avons des secrets qui nous empêchent d’être « nus » devant lui ou elle. Jésus a dit « la vérité vous rendra libres ». Être vrai dans le couple, être nu, va permettre celui-ci d’avancer sûrement. C’est dans la mesure où l’homme et la femme sont vrais, fragiles et nus l’un devant l’autre que leur amour sera vrai, solide et rayonnant, et que leur sexualité sera épanouie.

Le don. Dans la première épître aux Corinthiens, lorsque Paul aborde les relations conjugales, il part du principe suivant : Ce n’est pas la femme qui a autorité sur son propre corps, c’est son mari. De même, ce n’est pas le mari qui a autorité sur son propre corps, c’est sa femme. Ce verset de l’apôtre Paul, qu’on pourrait mal interpréter, ne parle pas d’une appartenance du corps de sa femme ou de son mari pour son propre bénéfice. Au contraire, la conjugalité est définie comme le don de son corps à son conjoint. La perspective naturelle est inversée. La question n’est plus : qui est mon conjoint pour moi et quelles satisfactions m’apporte-t-il ? Mais : qui suis-je pour mon conjoint et qu’est-ce que je lui offre ? Au lieu de rechercher son propre intérêt, on recherche avant l’intérêt de l’autre.

Voilà plusieurs aspects de la sexualité que nous trouvons dans la Bible et qui nous permettent de comprendre que celle-ci est bonne. Nous ne devons donc pas nier notre sexualité, mais la connaitre. Mais, la sexualité présente bien des dangers. Nous ne devons pas nous laisser dominer par la sexualité. Nous devons être libres face à elle.

2. Les dangers de la sexualité.

Le danger de la sexualité, c’est qu’elle est très puissante. Être puissante n’est pas en soi quelque chose de bon ou de mauvais. C’est juste un fait, mais c’est dangereux.

CS Lewis prend cet exemple, même s’il ne parle pas ici de sexualité : une vache ne peut être ni très bonne ni très mauvaise. C’est une vache. Un homme quelconque peut-être bon ou mauvais, dans les limites de ses moyens. Un grand scientifique, quelqu’un de très intelligent, peut travailler à développer la bombe atomique, ou à trouver le remède pour le cancer.

En fonction de notre force, de notre pouvoir, nous pouvons être un peu bons ou un peu mauvais, ou très bons ou très mauvais. Et c’est ce qui se passe avec le sexe. Le sexe est un désir très fort chez les individus. Ce désir, parce qu’il est très fort, peut être très bon, ou très mauvais. Ça dépend de comment on l’utilise et du contexte.

Un journaliste a demandé une fois à Billy Graham, célèbre prédicateur, ce qu’il pensait du sexe. Sa réponse était : « dans les mains de Dieu, c’est le plus beau cadeau au monde qu’il soit. Dans les mains du diable, ça peut être la chose la plus atroce qu’il soit ».

Nous comprenons donc, que le désir sexuel domine une personne, cela peut être très pernicieux. C’est quelque chose que nous savons déjà. Il n’est pas nécessaire d’être chrétien pour l’observer. Quand nous voyons a la télé ou même dans notre entourage les abus sexuels qui sont commis, nous nous rendons compte du niveau de perversité qu’une personne peut atteindre à travers de la sexualité. Aussi, le commerce du sexe développé par les mafias a crée ce qui est considéré aujourd’hui l’esclavage du 21ème siècle : l’esclavage sexuel de la prostitution, du proxénétisme… Nous le savons. Donc, dans tous les cas, la sexualité n’est pas neutre. Elle peut être bonne ou mauvaise.

Comment le déterminer ? Dans certains cas que nous pouvons appeler abusifs et délictifs, c’est évident. Comme je disais, il n’est pas nécessaire d’être chrétien pour le voir. Je ne vais pas insister là-dessus. Mais il y a deux aspects de la sexualité qui peuvent paraître plus flous, et qui sont fortement d’actualité : la pornographie et le sexe en dehors du mariage, avec son copain, copine, concubin… Comment savoir si c’est bien ou c’est mal ?

 Il y a plusieurs façons de déterminer si quelque chose est bien ou mauvais. Aujourd’hui, il s’agit d’une question d’opinion publique. Ce que pense la majorité, c’est ça ce qui est bon ou pas bon. Le problème, vous le savez, c’est que l’opinion publique change, varie selon l’époque, est influencé par les médias, la pression sociale… Les chrétiens, nous trouvons ce qui est bon ou mauvais dans la Bible. C’est vrai, ça peut paraître archaïque, mais nous croyons que la source de cette vérité est Dieu. Et entre ce que pense Dieu, et ce que pense l’opinion publique, nous choisissons de croire à Dieu. En plus, ce que dit la Bible est solide. Ce ne sont pas des choses que nous croyons juste parce que nous  devons les croire. Ce sont des choses qui ont une explication et qui nous paraissent logiques.

 

1. La pornographie. Le mot grec porneia apparait dans la bible ! Nous le traduisons comme immoralité sexuelle, impudicité, ou encore des fois comme fornication. On voit à nouveau que la Bible est d’actualité encore aujourd’hui. L’apôtre Paul emploie ce mot porneia, par exemple dans Galates 5, quand il énumère les œuvres de la chair face aux œuvres de l’esprit. Aussi dans 1 Corinthiens 6 : 18 il dit : « Fuyez la porneia ». La Bible nous prévient donc contre laporneia, immoralité sexuelle, entre autres, la pornographie.

Et on arrive à une question : Pourquoi est-ce mauvais ?

Une philosophe appelée Michela Marzano a écrit un livre intitulé « la pornographie ou l’épuisement du désir ». Ce titre résume bien la conclusion de sa thèse. La pornographie épuise notre désir sexuel. Consommer de la pornographie n’est pas une ouverture vers la sexualité, ou une liberté, sinon un épuisement, une dépendance, et donc un esclavage. La sexualité conçue par Dieu pour les hommes et les femmes est tellement meilleure. La pornographie est une addiction qui nous détruit. De la même façon que le tabac peut détruire nos poumons, ou le jeu notre économie, la pornographie détruit notre sexualité. Elle va laisser des séquelles dans notre vie de couple, et provoquer un épuisement de notre désir sexuel, si nous le lui permettons. La liberté face au sexe implique que nous soyons libres et non pas esclaves de la pornographie.

Si nous sommes aujourd’hui sous l’emprise de la pornographie, ce n’est pas un thème tabou, non plus dans l’église. Je n’ai pas les chiffres, mais je sais que la consommation de pornographie est très élevée. Il faut savoir que c’est destructeur, mais aussi qu’on peut en parler sans jugements, avec les bonnes personnes aussi dans l’église.

2. Le sexe en dehors du cadre du mariage. Nous arrivons à la question peut-être la plus délicate. Dans la tradition juive et chrétienne, le mariage est le cadre pour les relations sexuelles. Mais notre société bien sûr, conteste cela : pourquoi toujours parler de mariage ? Aujourd’hui il y a beaucoup de types de sexualité différents, et il faudrait les accepter toutes.

Les traditions juive et chrétienne disent qu’il faut attendre le mariage pour avoir des relations sexuelles. Sinon, pourquoi est-ce que Marie et Joseph, étant fiancés, auraient attendu ? Si tous les deux ont attendu, c’est parce qu’ils voulaient suivre la volonté de Dieu et parce qu’ils savaient que c’était le commandement de Dieu d’attendre, et Dieu les a utilisé de la façon la plus incroyable qu’il soit : en envoyant Jésus.

Dans le nouveau testament, Paul conseille aux chrétiens de ne pas se marier pour pouvoir vivre une vie missionnaire comme la sienne. Mais, s’ils ne peuvent pas attendre, qu’ils se marient. « Il vaut mieux se marier que brûler ». En faisant ainsi, ils ne pêchent pas. Nous voyons qu’à chaque fois, il est question de mariage.

Mais, pourquoi le mariage ? Qu’est-ce qu’il nous apporte en plus que le pacs, ou le concubinage ?

Je pense que la relation physique dans le couple doit être parallèle et proportionnelle à l’engagement amoureux envers l’autre personne du couple. Et donc, le sumum de l’engagement physique est la relation sexuelle, alors que le sumum de l’engagement, c’est le mariage. Il n’y a pas de plus grand engagement envers l’autre que l’engagement public, devant notre famille et amis plus proches, et devant Dieu. Et il n’y a bien sûr pas d’engagement physique plus grand que coucher avec quelqu’un. Donc, les deux vont ensemble et sont indissociables, et c’est un processus naturel et graduel : l’engagement et la sexualité.

C’est sur qu’on peut y trouver plein d’inconvénients à cela, et aussi plein d’avantages. On pourrait en discuter longuement. Mais finalement, je pense qu’ici il s’agit vraiment d’un choix personnel. Être convaincu par la Bible que c’est ce qui est bien et le suivre. Comprendre le pourquoi. Et puis, obéir et faire confiance à Dieu.

3. Si je n’ai pas de vie sexuelle en ce moment, comment faire ?

Il y a une dernière question que je voudrais aborder avec vous, parce qu’il me semble qu’elle est importante. Comment faire si je n’ai pas de vie sexuelle en ce moment ? C’est une question difficile à répondre. C’est vrai que nos corps sont faits pour avoir le désir sexuel. Dieu nous a créés comme ça, et ce désir est bon. Mais, ce désir peut des fois nous amener à faire des bêtises que nous regrettons après.

Il faut savoir qu’il y a beaucoup de personnes qui même par choix, comme les prêtres, ou à cause des circonstances, n’ont pas de vie sexuelle active. Et bien, je pense que c’est difficile, mais ce n’est pas la fin du monde. Comme nous disions avant, il faut savoir si c’est nous qui dominons notre sexualité, ou si c’est elle qui nous domine.

La vie sexuelle active n’est qu’une étape dans la vie. Tout le monde passe par des moments « avec » et « sans ». Si en ce moment nous vivons « sans », et bien essayons de faire d’autres choses, car nous pouvons aussi avoir une vie épanouie, même sans avoir des relations sexuelles et même sans être mariés. C’est ce que nous dit l’apôtre Paul dans ce chapitre 7 de la première épître aux Corinthiens, dont nous avons parlé. Donc, essayons de rester maîtres de notre sexualité, et si nous le voulons, demandons à Dieu de nous donner une femme ou un mari, comme dit Paul.

Conclusion

On parle souvent de liberté sexuelle, il faut être libre sexuellement parlant, dans le sens libertin du terme. Mais en fait, cela n’est pas du tout une liberté sexuelle, car en fait on devient esclaves du sexe, nous ne le dominons plus, c’est lui qui nous domine.

La vraie liberté sexuelle, telle que la comprennent les chrétiens, c’est d’être libres face au pouvoir du sexe. C’est de savoir contrôler sa sexualité, au lieu de se laisser dominer par elle. Et si vous pouvez retenir simplement une chose de ce message aujourd’hui, c’est celle-ci. Est-ce que je domine ma sexualité, ou est-ce que c’est ma sexualité qui me domine ? Apprendre à dominer notre sexualité, sans pour autant la nier, va nous aider à vivre une vie nouvelle, libre, et en harmonie avec Dieu.